Vote en faveur de la prorogation de l’état d’urgence

J’étais présente dans l’hémicycle le 6 juillet 2017 pour voter le premier texte de la législature : la prorogation de l’état d’urgence jusqu’au 1er novembre 2017.

J’ai voté ce texte car la sécurité de nos concitoyens est la première des priorités que nous devons défendre. En 2016, l’état d’urgence a permis de déjouer 17 attentats, et 7 depuis le début de cette année. La menace reste majeure, alors que 238 de nos compatriotes sont morts dans des attentats terroristes depuis 2015, sans oublier les 7 victimes de Toulouse et Montauban en 2012, et que plus de 900 personnes ont été blessées, sans parler de tous ceux dont le traumatisme restera vif tout au long de leur existence.

18 000 personnes sont fichées S en France, et 15 000 le sont pour radicalisation sévère. Il est de notre responsabilité de tout mettre en œuvre pour protéger au mieux nos concitoyens, dans un contexte de risque élevé, tout en maintenant nos libertés.

Aucune manifestation d’envergure n’aurait été possible depuis 2 ans en France sans les mesures de protection de l’état d’urgence (Tour de France, etc.).

Je regrette cependant que la date de n’ait pas été poussée au 15 janvier 2018, conformément à l’amendement déposé par le Groupe Les Républicains, afin qu’un temps suffisant soit donné au Parlement pour travailler sur le fond du projet de loi de renforcement de sécurité intérieure, qui visera à sortir de l’état d’urgence tout en incluant dans le droit commun des mesures de lutte contre le terrorisme.