Question au Directeur adjoint de la Banque de France

Commission des finances – auditions de l’INSEE et de la Banque de France : une conjoncture économique qui se voile au premier trimestre, une économie qui ralentit, une consommation des ménages atone, un chômage orienté à la baisse avec toutefois une certaine volatilité, un prix du pétrole qui a fortement augmenté depuis deux ans et une incertitude qui grandit sur les marchés financiers avec une hausse à venir des taux d’intérêts.

Nous avions alerté le Gouvernement sur l’impact de ses choix en matière fiscale sur le pouvoir d’achat des français : l’augmentation de la CSG, l’impôt à la source, l’augmentation de la fiscalité sur le gasoil et l’essence (qui s’ajoute à la hausse du prix du pétrole), ont été trop importantes pour permettre à nos concitoyens d’améliorer leur pouvoir d’achat et de disposer de davantage de visibilité dans leurs choix, et ce malgré les diminutions de charges sur les salaires et l’exonération partielle de la taxe d’habitation dont certains bénéficieront.

Nous sommes au haut d’un cycle économique et nous devons anticiper la baisse d’activité et les effets toujours très difficiles de la remontée des taux d’intérêt, que ce soit pour les entreprises, les particuliers ou l’Etat (!).

J’ai interrogé le Directeur de la Banque de France sur les effets de l’arrivée d’extrêmes au pouvoir dans certains pays de la Zone Euro sur la hausse des taux d’intérêt.