Réunion sur la situation des gares en Maurienne

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A mon initiative, une réunion concernant la situation des gares en Maurienne s’est tenue ce mardi 12 juin 2018 à Saint-Avre, en présence de Martine Guibert, Vice-présidente du Conseil Régional déléguée aux transports, de Blandine Vinagre-Rocca, Secrétaire générale TER de la direction régionale SNCF, et de nombreux élus de Maurienne (maires, présidents de communautés de communes et conseillers départementaux).

L’objectif de cette réunion était d’identifier des alternatives aux restructurations annoncées par la SNCF dans la vallée, conduisant à la fermeture des guichets et bâtiments des gares de Saint-Avre – La Chambre et de Saint-Michel-de-Maurienne d’une part, et à une réduction importante des amplitudes d’ouverture des gares de Saint-Jean-Maurienne et de Modane d’autre part.

Martine Guibert précise que « l’offre TER sur la vallée de la Maurienne n’est pas impactée par ces mesures, la Région ne va pas supprimer des trains dans la vallée. Elle rappelle que la Région n’est ni gestionnaire du personnel SNCF, ni décisionnaire en matière d’organisation des services aux voyageurs.
En revanche, la Région est soucieuse d’assurer une qualité de service et un accueil des usagers du TER sûr et confortable. Concrètement les usagers doivent pouvoir obtenir des titres de transport facilement et avoir des conditions d’accueil et d’attente en gare satisfaisantes (gare ouverte, chauffée et sécurisée), c’est pourquoi elle reste attentive à l’impact des évolutions sur la vallée de la Maurienne.
Par ailleurs la Région est présente aux cotés des élus et des collectivités pour accompagner en investissement la modernisation des gares et la création des pôles d’échanges multi-modaux ».

J’ai rappelé l’historique des pertes d’emplois SNCF sur la vallée, et mis en valeur le potentiel et les atouts de la Maurienne. J’ai indiqué que des efforts devaient être faits par SNCF en termes de service et de considération pour les emplois, les élus et les usagers du territoire.

« La vallée ne peut systématiquement servir de variable d’ajustement. Nous aimerions que la SNCF nous voit comme un atout, comme une force, à partir desquels construire des services plus conformes aux attentes des usagers quotidiens et à notre potentiel touristique. Cela passe par le fait que la SNCF retravaille sa copie, en liant mieux les emplois sur le territoire et une meilleure qualité de service. Chacun doit faire un bout du chemin pour arriver à quelque chose de plus acceptable ».

Les élus ont unanimement manifesté leur opposition au projet en l’état de la SNCF et sont prêts à travailler à d’autres options, gare par gare.

La direction de la SNCF a explicité ses choix d’organisation et a entendu l’ensemble des arguments et particularités de la vallée.

La conclusion est l’ouverture de réunions de travail concrètes pour aboutir à une solution plus conforme à ce que la vallée mérite.