Question à Didier Migaud, Premier président de la Cour des comptes

Hier, j’interrogeais Didier Migaud, Premier Président de la Cour des comptes, sur la discutable fiabilité de la trajectoire d’amélioration de nos finances publiques, jusqu’en 2022, telle qu’elle nous est présentée par le Gouvernement.

Pourquoi « fiabilité discutable » ? Parce que par exemple, et entre autres, la perte de certaines recettes n’y est pas intégrée (suppression de la taxe d’habitation), que les perspectives de croissance sont surévaluées, et donc les recettes correspondantes pour l’Etat, certainement exagérées.

On continue dans l’ancien fonctionnement consistant à masquer la réalité, car on est incapable de faire des choix et de s’attaquer à la diminution de la dépense publique, alors que celle-ci ne cesse d’augmenter d’année en année.

Je suis attachée à la dépense publique, mais avec des priorités et objectifs clairs, pour les Français, en arrêtant tout ce qui relève du gaspillage ou de secteurs non stratégiques pour le quotidien et l’avenir de nos concitoyens.

La France est la championne européenne de la dépense publique et de l’endettement. Elle est la championne des prélèvements (impôts et taxes) sur les Français.

Pour autant, est-on plus performants en matière économique, d’éducation, de santé que d’autres ? Non ! Voire moins performants.

Des pistes d’économie, de suppression des doublons, etc. et d’amélioration de notre performance, sont proposées par la Cour des comptes.

Travaillons précisément sur le fond, sur ces pistes, pour redonner de la stabilité à notre pays, pour nous et les générations à venir, au lieu soit de « noyer le poisson », soit de s’agiter et de procéder à des coupes budgétaires irraisonnées.