Question à Didier Migaud, Premier président de la Cour des comptes (suite)

Hier, en Commission des finances, nous auditionnions Didier Migaud, sur le rapport de la Cour des Comptes, relatif à la formation professionnelle des demandeurs d’emploi.

Rapport particulièrement critique qui pointe :

  • la complexité et la faible lisibilité de notre système de formation professionnelle ;
  • son coût très élevé par rapport à sa performance réelle ;
  • la juxtaposition systématique de mesures sans étude d’impact aboutissant à un faible résultat.

Le Plan « 500 000 formations » de François Hollande très critiqué quant à son bilan : seule la Région Auvergne-Rhône-Alpes avait refusé de signer ce Plan, qui visait simplement à masquer, en faisant entrer le plus de demandeurs d’emploi possible en formation (formations courtes et peu coûteuses), les chiffres réels du chômage. Nous avions eu raison.

Des formations plus longues, plus professionnalisantes, plus adaptées aux besoins des entreprises dans les bassins déterminés d’emploi : telle est l’une des préconisations du rapport, et c’est ce que nous avons décidé de faire à la Région en développant les Contrats d’Aide de Retour à l’Emploi Durable.

J’ai interrogé Didier Migaud sur :

  • le problème de l’adéquation entre les formations proposées et les offres d’emplois réelles ;
  • les difficultés de mobilité des personnes les plus éloignées de l’emploi, vrai frein à la formation et à l’insertion professionnelle ;
  • la nécessité que le différentiel du revenu perçu soit plus important entre le moment où l’on est en formation et où l’on travaille.