Défense d’un retour à un niveau de cotisation plus juste pour les professionnels de la montagne exerçant de manière occasionnelle

Dans le cadre de l’examen du Projet de loi budgétaire, j’ai défendu un retour à une cotisation plus juste à l’assurance vieillesse pour les travailleurs indépendants occasionnels, au premier rang desquels figurent les moniteurs et monitrices de ski venant en renfort des écoles de ski lors les vacances scolaires, mais également les accompagnateurs en montagne et les guides n’exerçant que quelques jours ou semaines par an.

En effet, depuis 2016, ceux-ci sont découragés de travailler, puisqu’ils sont soumis à un niveau de prélèvement réellement confiscatoire. En effet, ils doivent s’acquitter d’une cotisation assurance vieillesse forfaitaire de 461 euros, quand bien même ils ne travailleraient qu’une semaine, et alors même que, comme pluriactifs, ils cotisent déjà à un autre régime d’assurance vieillesse à travers leur activité principale.

Or, le modèle même de nos écoles de ski est basé sur ce système. Les écoles ont besoin de ces renforts pour faire face à la demande de la clientèle lors des pics d’activité. Parmi ces renforts figurent des jeunes en cours de professionnalisation, des salariés ou des retraités qui peuvent avoir besoin de ce complément de revenus.

Aujourd’hui, par ce niveau de cotisation, ils ne sont plus du tout incités à travailler, puisque s’ils ne travaillent que quelques jours, ou une semaine, ils sont financièrement perdants. Cette situation dégrade la capacité des écoles de ski à faire face à la demande.

C’est la raison pour laquelle, avec nombre de mes collègues, de toutes sensibilités, j’ai soutenu la mise en place d’une cotisation proportionnelle au premier euro, proposé par les représentants professionnels, dont le Syndicat national des moniteurs. Elle éviterait de mettre en péril la qualité de notre accueil touristique et encouragerait à nouveau au travail, tout en assurant un niveau de cotisation juste.

Malheureusement, le Gouvernement n’a pas accepté la proposition, pourtant équilibrée, même s’il a reconnu qu’il existait un problème d’iniquité et a annoncé un rapport à ce sujet pour le prochain budget.

Nous avons insisté pour que l’année prochaine, nous ne soyons pas encore dans cette situation inéquitable, négative pour notre économie et l’emploi en montagne.