Les viticulteurs et arboriculteurs durement impactés par un épisode de gel inédit : la députée sollicite le Ministre de l’Agriculture

En 2019, la viticulture et l’arboriculture savoyardes avaient déjà subi un épisode de gel dégradant fortement la vigne et sa capacité à produire. Il ne faut pas moins de deux ans pour soigner une vigne abimée par le gel, et faire en sorte qu’elle retrouve sa capacité de production. En 2020, les viticulteurs ont vu leurs marchés complètement fermés ou restreints en raison de la crise sanitaire et de la fermeture des cafés, hôtels, restaurants, alors qu’en Savoie la restauration hors domicile, notamment en station, constitue un marché majeur pour les viticulteurs savoyards. L’export sur le marché américain a également été largement freiné par l’explosion des taxes à l’importation sur les vins. La viticulture et l’arboriculture savoyardes n’avaient donc vraiment pas besoin de cet épisode de gel dévastateur. La députée s’est immédiatement mobilisée pour saisir le Ministre de l’Agriculture et le Président de la Région, afin qu’un soutien soit apporté à ces professionnels. C’est l’avenir de nos productions qui est en jeu, notre capacité à alimenter un marché de consommateurs locaux et d’éviter d’avoir à importer des pommes, des poires et d’autres produits d’autres pays qui se joue. Cela mérite toute notre mobilisation et notre attention.

Elle s’est rendue sur le terrain, le samedi 10 avril 2021, auprès de Frédéric Bergin, à Châteauneuf, pour faire le point sur les dégâts occasionnés sur son verger. Malgré les mesures de protection exemplaires déployées par cet arboriculteur avec son équipe (mesure de protection par aspersion), la brutalité de la chute des températures ne lui a pas permis de disposer du temps nécessaire pour déployer à temps tout le dispositif de protection sur la totalité de son verger. Seuls 30% de la récolte seront peut-être sauvés.

Un point a été fait avec le Président du Comité interprofessionnel des Vins de Savoie, Pierre Viallet, pour identifier rapidement les mesures à mettre en œuvre pour sauvegarder les entreprises viticoles (assurance totalement à rénover et à adapter à la réalité du risque climatique et des modèles économiques des exploitations, mesures de protection, etc.).

F Bergin – Arboriculture
Courrier à J Denormandie