Situation en Ukraine

L’attaque de Vladimir Poutine sur l’Ukraine le 24 février est une fracture violente dans l’équilibre mondial. Le peuple ukrainien est agressé et menacé dans son intégrité. Une désescalade est absolument nécessaire sans quoi nous entrons dans une période de risque majeur aux portes de l’Europe.

Les Députés ont été convoqués le 1er mars pour un débat à l’Assemblée nationale sur la guerre en Ukraine, en vertu de l’article 50-1 de la Constitution.

Les députés ont réaffirmé leur totale solidarité avec le peuple ukrainien, unanimement salué à l’Assemblée à travers son ambassadeur en France. 4 semaines plus tard, force est de constater l’enlisement dans un conflit totalement déséquilibré. La question des rapports de force mondiaux du 21ème siècle est au cœur de ce conflit. Nous devons nous interroger et agir pour assurer la protection économique, sociale et sécuritaire des Français et des Européens de manière sûre, forte et indépendante.

La France et les collectivités locales prennent leur part dans la solidarité due au peuple ukrainien, aux femmes et aux enfants qui fuient le conflit pour sauver leur vie. Je tiens à saluer l’engagement de nos concitoyens qui chacun à sa mesure, a souhaité participer, sous des formes différentes, à ce devoir de solidarité.

La violence guerrière de Vladimir Poutine conduit aussi à de lourdes difficultés pour les peuples européens, en raison du renchérissement du prix du gaz, du pétrole et de certaines matières premières agricoles (blé tendre, par exemple), après deux années de crise et une inflation galopante, déjà préexistante du coût des matières premières. Élus nationaux, il nous appartient de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger au maximum les Français des effets de ce conflit.

HANDICAP- SOCIAL SANTE :

Emilie Bonnivard au service des plus fragiles pour une société plus solidaire  

Handicap : avec les Paralysés de France et visite de l’Institut éducatif Saint-Real à Saint-Jean-de-La-Porte

Emilie Bonnivard s’est rendue le 9 mars, à l’invitation de l’Association des Paralysés de France (APF) à une journée de mise en situation de handicap et de débat avec les élus relatifs à l’accessibilité et plus globalement à la place des personnes en situation de handicap dans notre société.

La Députée a pu faire l’expérience de déplacements en fauteuil : « Dans nos communes de montagne avec pentes et dévers, se déplacer en fauteuil est un « chemin de croix », très difficile et surtout pas toujours possible. Vous pouvez rapidement vous sentir en danger. Sans parler des voitures qui se garent sur le rebord de la route obligeant les personnes handicapées à se déplacer au milieu de la route…Cela peut aisément se modifier, par plus de civisme, en pensant à ces personnes. 12 millions de personnes sont touchées par le handicap en France. C’est considérable et cela peut toucher tout le monde, à un moment de sa vie ».

Ce n’est que par des mises en situation que l’on peut réellement comprendre l’immense difficulté et l’immense volonté qu’il faut aux personnes en situation de handicap pour se déplacer, faire des courses, aller à la mairie, etc.

La députée est intervenue systématiquement pour réduire les inégalités qui touchent les personnes en situation de handicap, que le Gouvernement n’a pas corrigées : demande déconjugalisation de l’Allocation Adulte Handicapée, demande de consultation des associations spécialisées préalablement à des travaux dans l’espace public, intervention auprès du Gouvernement contre une mesure visant à réduire l’accès à des fauteuils neufs pour les personnes handicapées, soutien aux structures de langue des signes, encouragement des communes pour la mise en place de jeux inclusifs, etc.

Le 22 janvier, Emilie Bonnivard tenait réunion avec un collectif de parents et de soignants de personnes en situation de handicap, sur les difficultés majeures de recrutement de personnel d’accompagnement au sein des établissements médico-sociaux. La crise du Covid a mis en exergue des métiers qui sont parfois très difficiles, peu valorisés alors qu’ils touchent à l’humain et au devoir fondamental d’une société de prendre soin des plus faibles, et mal rémunérés. La Députée a saisi le Ministre de la santé sur les réformes à porter dans ce secteur.

Elle a visité l’Institut médico éducatif Saint-Real à Saint-Jean-de-La Porte où est réalisé un travail extraordinaire autour d’enfants en situation de handicap pour favoriser leur inclusion, leur épanouissement, leur progression. Il existe de nombreuses structures différentes, répondant à des besoins différents. La société doit être en capacité d’offrir à chaque enfant en situation de handicap, et à sa famille, l’accompagnement qui lui convient, et qui sera nécessairement différent selon son type ou degré d’autonomie et de dépendance.


Prise en charge de nos aînés 

EHPAD d’Aiton : nécessaire revalorisation salariale pour les soignants. Un Gouvernement qui n’est toujours pas au rendez-vous des attentes post-Covid

La crise que nous traversons a malmené le personnel des EHPAD, et c’est en partie pour cela que le Ségur de la Santé a accordé une prime de 183 € à tous les salariés des EHPAD de France. Cela n’est pas allé de soi et l’égalité de traitement entre tous les personnels de santé et d’accompagnement au sein des établissements médico-sociaux n’est toujours pas de mise, certains bénéficiant de la prime Ségur, d’autres non, alors qu’ils sont dans les mêmes établissements et effectuent dans la majorité des cas des missions très proches.

C’est particulièrement le cas pour le personnel de l’EHPAD Le Clos Fleuri d’Aiton, pour lequel Emilie Bonnivard est intervenue à de nombreuses reprises, sans réponse satisfaisante, auprès du Gouvernement et de l’Agence régionale de santé.

L’ADMR qui gère l’établissement pour personnes âgées d’Aiton n’a pas bénéficié  des revalorisations salariales des EHPAD car il s’agit d’une association de droit privé.

L’ADMR dépend de la convention de la Branche de l’Aide à Domicile (BAD), l’employeur ayant l’obligation d’adhérer pour tous ses salariés à la convention collective concernant sa principale activité qui est le service à domicile. Ne relevant ni du public, ni du privé, les salariés du Clos Fleuri sont les seuls salariés des EHPAD n’ayant pu bénéficé d’aucune revalorisation.

Grâce à une négociation nationale, la convention de la Branche de l’Aide à Domicile (BAD) prévoyait une revalorisation applicable au 1er octobre 2021, ce qui aurait permis un ajustement des salaires de ces personnels par rapport aux autres EHPAD.

En septembre 2021, la Direction territoriale de l’ARS a précisé oralement qu’à partir d’octobre 2021 les salariés de l’EHPAD ne bénéficieraient plus du financement de la prime Ségur parce qu’ils bénéficiaient de la revalorisation salariale de la convention BAD. Ce financement a donc été stoppé depuis octobre dernier sans que cette décision ne soit confirmée par écrit.

Alors que tous les salariés des EHPAD bénéficient de la revalorisation salariale de leur convention ET de la prime Ségur, ce n’est pas le cas des salariés du Clos Fleuri, qui se trouvent à nouveau lésés pour le même métier.

Cette situation conduira, si rien n’est fait, à la démobilisation ou au départ des salariés qui sont objectivement lésés, mais continuent avec dévouement à prendre en charge les résidents.

C’est pourquoi Emilie Bonnivard , est intervenue à plusieurs reprises auprès du Ministre des Solidarités et de la Santé, auprès de la Ministre déléguée à l’Autonomie, auprès de la direction de l’ARS, pour que l’on trouve une solution afin que les salariés de l’EHPAD d’Aiton perçoivent la prime Ségur, à la fois dans un souci de justice pour ces salariés et de continuité de la prise en charge des personnes dépendantes dans la circonscription.

A ce jour, aucune réponse officielle ne lui a été transmise. La Députée reste très mobilisée sur ce dossier.

Montagne : Sécurité sur les pistes !

Après le décès d’une petite fille de 5 ans suite à une collision à ski à Flaine, le talentueux et bien trop jeune acteur, Gaspard Ulliel est décédé de la même façon en Savoie le 19 janvier. D’autres accidents graves ou qui auraient pu l’être ont émaillé cet hiver.

Emilie Bonnivard qui est également monitrice de ski pointe qu’au-delà du fait que les skieurs d’aujourd’hui skient beaucoup trop vite, ils ne maîtrisent pas non plus les règles élémentaires de sécurité sur les pistes.

L’individualisme a aussi gagné la montagne, et souvent, malheureusement, on ne pense qu’à soi, qu’à son plaisir, on oublie que l’on est pas tout seul, que l’on doit faire attention aux autres, on ne connaît plus les règles de sécurité, et des vies sont fauchées.

La Députée exhorte à la prudence et a souhaité avec les socio-professionnels de la montagne organiser une réunion de travail destinée à identifier tous les points d’amélioration de la sécurité sur les pistes : de la prévention jusqu’à, si nécessaire, la sanction. Un travail est engagé avec les représentants des pisteurs, des domaines skiables, des moniteurs, des services de l’État et des Maires pour mettre en place, dans un premier temps, des mesures beaucoup plus claires de pédagogie, de prévention et de présence visible des professionnels sur les pistes pour prévenir les comportements à risque.

La Députée est intervenue dans les médias pour faire passer des messages de prévention, notamment suite aux échanges qu’elle a pu avoir avec le père d’un jeune garçon fauché et multi fracturé par un jeune skieur totalement inconscient, qui skiait beaucoup trop vite, et à qui on avait déjà signifié à plusieurs reprises sa conduite totalement inadaptée.

Vidéo :

Secours en montagne #secoursenmontagne

Le 6 février, à Modane, la rénovation et l’agrandissement des locaux du PGHM (peloton de gendarmerie de haute montagne) et de la CRS Alpes (compagnie républicaine de sécurité) ont été inaugurés, l’occasion pour Emilie Bonnivard de redire sa gratitude à l’égard de l’engagement incomparable de ces serviteurs de la sécurité de nos concitoyens en montagne.

Sans eux, pas d’économie de la montagne, sans eux, des vies seraient perdues !

Leur haut niveau d’expérience de la montagne (ils sont guides pour beaucoup), le travail avec un niveau de risque permanent, suscitent bien évidemment l’admiration et la reconnaissance de tous.

La députée a redit sa pensée pour tous leurs collègues décédés récemment dans l’exercice de leur fonction, et pour leur famille.

Un immense merci à nos gendarmes et CRS pour leur engagement au service de nos vies !


 Ski aux Jeux Olympiques et Championnats du monde :

La Région Auvergne-Rhône-Alpes, et tout particulièrement la Savoie, ont été dignement représentées aux Jeux olympiques de Pékin 2022 qui ont démarré le 4 février, avec 53 sportifs régionaux sur 82 membres de l’équipe de France.

Bravo Clément Noël, médaille d’or à Pékin !

Bravo Marie Bochet, médaille d’or aux Championnats du monde !

Le 16 janvier, Emilie Bonnivard a tenu à féliciter très chaleureusement  Marie Bochet, grande championne savoyarde : encore une fois sur la plus haute marche du podium aux Championnats du monde! Le ski français est leader mondial grâce à Marie, notamment ! Bravo et merci de faire rayonner notre drapeau ! 🇫🇷

 

Crédit : FRANCE3-REGIONS.FRANCETVINFO.FR

Savoie : Marie Bochet une nouvelle fois sacrée championne du monde de descente de paraski alpin

Emilie Bonnivard présente son rapport parlementaire sur le coût de la prédation le 27 février à l’Assemblée nationale

La Commission des finances de l’Assemblée nationale a confié à Emilie Bonnivard la réalisation d’un rapport visant à évaluer le coût actuel de la politique visant à la fois à protéger de manière stricte les grands prédateurs (loups et ours essentiellement) et le pastoralisme, sur les mêmes espaces. La Députée a également abordé la problématique du requin à la Réunion, sujet qui demanderait un rapport à part entière.

La Députée avait elle-même proposé à la Commission des finances de demander une évaluation par la Cour des comptes. Ses collègues ont décidé de lui confier, avec les moyens de la commission des finances, cette mission parlementaire.

Emilie Bonnivard a donc évalué le coût public actuel de cette politique, mais aussi son évolution depuis dix ans, et surtout son efficacité au regard des montants consacrés et de l’objectif poursuivi. Bilan : 56 millions d’euros consacrés par an à cette politique, avec un résultat médiocre, puisque les attaques et les animaux d’élevage morts de la prédation restent à des niveaux particulièrement élevés (plus de 10 000 animaux tués par an). L’argent public et son explosion depuis 10 ans destinés à cette politique de « cohabitation », n’est donc, selon la Députée pas utilisé de manière efficiente. Le rapport de plus de 100 pages comprend 26 préconisations de la Députée pour améliorer cela. Il est le fruit d’un travail de longue haleine qui a nécessité des dizaines d’heures d’audition et de rédaction.

Vous pouvez retrouver la présentation que la Députée a fait de son rapport devant la Commission des finances en suivant le lien :

Notre Agriculture : un atout exceptionnel à défendre !

Le 12 janvier, un texte agricole important portant sur la réforme des outils de gestion des risques climatiques était voté en séance à l’Assemblée nationale 

La Députée espère que ce texte apportera plus de sérénité et de visibilité aux agriculteurs face aux nombreux risques climatiques auxquels ils doivent faire face depuis plusieurs années maintenant. En Savoie, toutes les cultures sont concernées et tous les risques présents : les viticulteurs, arboriculteurs et pépiniéristes sont tout particulièrement confrontés aux risques de gel et de grêle, notamment.

Le dispositif devrait permettre d’avoir accès à une assurance à un prix acceptable, avec un partage du risque entre l’agriculteur, l’assurance et l’État, avec une mise en œuvre en janvier 2023.

Il est essentiel que tous puissent s’assurer, pour se protéger par un coût de l’assurance plus accessible.

Emilie Bonnivard a voté pour ce texte, même si l’essentiel des négociations se passera par ordonnance suite à des négociations entre les représentants des filières, de syndicats agricoles, les assurances et l’État. Il conviendra donc d’être attentif aux moyens financiers réels mis par l’État et les assurances pour que ce texte ne reste pas qu’une déclaration d’intention.


Salon de l’agriculture : quelle fantastique vitrine !

La Députée de Savoie s’est rendue le 3 mars au Salon International de l’Agriculture à la Porte de Versailles.

Dans cette période si difficile où nous avons tous conscience que nous sommes à un moment grave et de basculement, il est essentiel de maintenir des moments et rendez-vous essentiels pour nos filières agricoles et agroalimentaires, qui aménagent nos territoires, qui préservent nos espaces naturels, qui maintiennent de la vie, des enfants, des écoles, dans nos montagnes.

Emilie Bonnivard s’est félicitée de voir notre Beaufort et nos fromages AOP et IGP récompensés, une fierté de voir les races tarine et abondance mises à l’honneur, notamment avec l’égérie du Salon, Neige, de la race abondance.

La Députée a rappelé que nous devons protéger notre agriculture de montagne des prédateurs, et d’autres difficultés majeures aujourd’hui qui pèsent sur l’agriculture, comme le risque de flambée des prix dans l’alimentaire en raison de la guerre en Ukraine et de ses conséquences. Pour la première fois depuis des décennies, en 2021, à force d’imposer des contraintes à nos agriculteurs qui ne sont imposées nulle part ailleurs, notre pays est devenu déficitaire dans sa balance agricole commerciale…cela nous interroge sur notre indépendance alimentaire qui a été un cheval de bataille du Général de Gaulle, et de l’histoire de la Politique Agricole Commune… Dans le même temps, alors que nous imposons des contraintes toujours plus lourdes à nos agricultures, nous importons des denrées qui ne respectent pas les règles que nous imposons à notre agriculture. La Députée s’oppose à la nouvelle politique européenne « Farm to Fork » qui vise à réduire encore plus la production agricole européenne. Comme le disait Michel Barnier, si l’Union européenne ne se réforme pas, elle encourt un grand risque. Ce type de décision complètement absurde et ô combien anachronique au regard de la crise que nous traversons avec l’Ukraine, démontre que Les Républicains ont raison, depuis des années, de dénoncer et de s’opposer à cette politique qui ne cesse de « taper » sur nos agriculteurs.

Merci à nos agriculteurs et aux jeunes qui s’engagent dans ce beau mais exigeant métier, qui tiennent le coup. Nous sommes fiers d’eux. Ils nous nourrissent.


NON au Nutri-score pour les fromages AOP et IGP !

Emilie Bonnivard a cosigné fin janvier, avec ses collègues, une proposition de loi qui vise à exclure les produits sous AOP (Appellation d’Origine Protégée) et IGP (Identification géographique protégée) de l’étiquetage Nutri-Score, que le Gouvernement et l’Union européenne envisagent de rendre obligatoire à l’horizon de fin 2022 pour ces produits. Si le Nutri-score est positif pour tous les produits agroalimentaires transformés et industriels, il est totalement inadapté à nos productions agricoles de qualité, qui répondent à des cahiers des charges exigeants en termes de recette et d’origine locale des aliments des animaux. Le Nutri-score ne tient pas compte de la réalité des portions et des habitudes de consommation. Il se fonde systématiquement sur la consommation théorique de 100 grammes de produit alors que, pour le fromage par exemple, la consommation moyenne est de l’ordre de 35 grammes par jour en France. De plus, il ne donne pas d’informations sur le degré de transformation du produit et la présence d’additifs, colorants ou conservateurs, pas plus que sur son impact en terme d’environnement : ainsi, les fromages, qui sont fabriqués à partir d’une liste d’ingrédients simples (lait, ferments et sel) et sans additifs, à partir de recettes traditionnelles éprouvées, se trouvent paradoxalement moins bien notés que certains produits industriels hyper-transformés ! En bref, le Babybel est mieux noté que le Beaufort. Le Coca zéro est mieux noté que le Reblochon ! Nos fromages sous signe officiels de qualité et d’origine (SIQO) sont des productions locales et pâtiront d’un Nutri-score E, donc « mauvais pour la santé », alors que le Coca Zéro lui, ne rencontrera pas cette difficulté. Les pouvoirs publics, depuis des années, s’efforcent, dans les cantines, de promouvoir des produits locaux et issus d’une agriculture de qualité. L’application du Nutri-score à ces formages sous SIQO est totalement contradictoire avec toute cette politique publique, raison pour laquelle nombre de parlementaires ont demandé l’exclusion de ces fromages spécifiquement, qui ont un label précis et exigeant, du Nutri-score.